Projection au 12è festival du film documentaire engagé (LOT)

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La vie est un jardin (sauvage) se déroulait du 23 au 25 septembre dans le paysage lotois, sous yourte, grange et gîte, cinéma de village et jardin.

Peti peti y a commis un atelier Super 8 avec cueillette de plantes sonores et visuelles et y à montrer 2 films expérimentaux de 2 jardiniers du cinéma : le très apprécié Brouillard, Passage#14 du canadien Alexandre Larose en 35mm, salle de Biars-sur-Cère. Merveilleux retours des spectateurs. Et le film de Peter Conrad Beyer : El dentro, expérience chamanique extatique, scintillante, délicate à observer pour le public local, peu habitué au flicker. Mais des retours chaleureux pour ces découvertes sensorielles. Et l’installation de Benoît Labourdette projetés sur 2 murs et un arbre : In excelsis. Très beau moment aussi.

Détails dans le programme joint.

ATELIER Super 8 et Zootrope 1er juin 2016

Peti peti est invité à donner des ateliers pour le Forum « Périls Jeunes » : très jeune création du Festival Courts en Betton / Festival du film de l’Ouest

Mercredi 1er juin 2016 entre 14h00 et 17h30
Le 4BIS – CRIJ de Bretagne (Rennes)
Gratuit (sur réservation : coline@courtsenbetton.com) | Hors compétition | Tout public

Mêlant projections, rencontres et ateliers, « Périls Jeunes » est un forum ouvert à la très jeune création audiovisuelle du département (Ille-et-Vilaine). Réunies au 4BIS – CRIJ de Bretagne, 3 structures – l’Ecole Saint-Joseph (Quédillac), l’Antipode MJC (Rennes) et l’Accueil de loisir Gallo’PADE (Pleine-Fougères) – accompagnent les vidéastes en herbe pour présenter des courts-métrages réalisés dans le cadre d’un atelier de réalisation.
La projection est suivie d’un goûter convivial et de quelques ateliers de découverte de la pratique audiovisuelle : grattage et peinture sur pellicule,  fabrique de bande zootropes, bruitages et incrustation sur fond vert.

 

« CINE-SPE » : nuit du cinéma expérimental 30 Avril 2016, Douarnenez

Peti peti envoie une carte blanche et Carole Contant est invitée a montrer quelques-uns de ses films

« peti peti » Menu :

Inhabitants (1970) et Les Saisons (1972) d’Artavazd Pelechian

Topic I et II de Pascal Baes (1989)

Valse (2000), O, o fille de l’o (2002), Manie III : La Couette (2008), Je ne suis pas une voiture, ni Vincent Van Gogh (2013) de Carole Contant

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CinéSpé est une nuit d’images composée de projections, de performances et de ciné-concerts.

 le 30 avril dès 19 heures à LuZin’.

Prix libre – 2 rue du centre – Porte bleue – Douarnenez

Au programme…

– Courts- métrages de labos artisanaux invités
– No Ouestern zadiste en super 8
– Performance pour 6 projecteurs 16 mm
– Ciné-concert pour saxophones et percussions sur projection 16 mm
– Biligs – café lambig – comptoir
– Tube du cinéma expérimental
– Cartes blanches
– Films jusqu’à l’aube

En présence de…

– Mire (Nantes)
– Labo K (Rennes)
– Les scotcheuses
– Tristan Ikor & Julien Ottavi (Nantes)
– Carole Contant (Peti peti)

VOEUX et ASSEMBLEE GENERALE 2016

Notre AG se déroulera jeudi 28 janvier à 15h.

Nous présenterons le bilan de nos activités 2015 et les projets pour l’année 2016 !

Bienvenus à tous !

Envoyez un mail ici si vous souhaitez nous rejoindre.

Tous nos voeux de films, bandes, murmures, expérimentations, douceur, miniatures, folies pour 2016 !

ATELIERS PEDAGOGIQUES AU COLLEGE de JANZE et en tournée

Depuis 2013 et jusqu’à 2016 L’ECOLE OUVERTE, initiée par LOUMA / Alain Michard, invite Carole Contant, Arnaud Stéphan, Daphné Achermann au Collège Jean Monnet et à la Médiathèque de Janzé). Ces ateliers se démultiplieront selon les points de résidences et de représentations autour du spectacle Le Beau mariage, en création (première en mai 2016).

Présentation du projet :

le beau mariage

30 ans de Paris Expérimental – programmations Beaubourg 25 novembre 2015

Le 25 novembre 2015, l’éditeur du livre « Fabriques du cinéma expérimental », Paris expérimental fête ses 30 ans.

Les auteurs du livre et programmateurs de peti peti, Carole Contant et Eric Thouvenel, sont invités à montrer 3 films autour de « Fabriques… »:

21h30 – 22h PENSER-FAIRE, FAIRE PENSER, FAIRE VOIR : LE POINT DE VUE DES PRATIQUES

selon Éric Thouvenel & Carole Contant

(programme dédié à Giovanni Martedi, décédé avant la parution du livre et dont nous n’avons pu achever l’entretien afin de le publier)

Les trois films choisis pour ce programme illustrent la difficulté (et, souvent, l’inanité) de regrouper sous une étiquette unique – le « cinéma expérimental » – des pratiques et des sensibilités extrêmement différentes. Comment Stan Brakhage a-t-il élaboré la fantastique composition visuelle que constitue les Chartres Series ? Par quels tours et détours Giovanni Martedi a-t-il fixé, dans Film sans caméra STST, quelque chose de l’évanescence de son cinéma élargi ? Quels désirs, et quels processus, guident Olivier Fouchard et Mahine Rouhi lorsqu’ils avancent à tâtons dans le noir des laboratoires où ils conçoivent la grande fresque optico-chimique à laquelle ils travaillent depuis quinze ans ? Autant de questions que nous avons ou que nous aurions voulu évoquer avec eux, au long de l’exploration des « Fabriques » du cinéma expérimental à laquelle nous nous attelons depuis quelques années. Éric Thouvenel & Carole Contant

CHARTRES SERIES, Stan Brakhage

États-Unis, 1994, 16 mm, coul, sil, 9’

 

FILM SANS CAMERA STST, Giovanni Martedi

Italie, 1975, 16 mm, coul, sil, 4’50

 

L’ARBRE TAHOUSSE, Olivier Fouchard & Mahine Rouhi

France, 2001, 16 mm, coul, sil, 6’

 

Programme complet pdf :

30ANS-25NOV

CARTE BLANCHE pour HORS-FORMAT, Comptoir du doc 2 octobre 2015 19h

Brouillard Passage#14 d’Alexandre Larose

http://www.comptoirdudoc.org/programmations/hors-format/carte-blanche-peti-peti

Programmation « LES NOUVEAUX EXPLORATEURS »

All my life – Bruce baillie, 1966, 16mm, 3mn, couleur, sonore
Un plan simple (sur un jardin en friche à San Francisco), un temps simple (celui d’une chanson d’Ella Fitzgerald, qui donne son titre au film) et un parti-pris simple (filmer autour de soi, en continu, à 360°) font de ce film l’un des plus célèbres de l’histoire du cinéma expérimental américain. Pourquoi ? Parce qu’à travers ce vœu de simplicité, le regard de Bruce Baillie  transforme un espace parfaitement quelconque en un univers chatoyant, nostalgique, un peu mystérieux et terriblement sensuel.

Un vent léger dans le feuillage – Martine Rousset, 1994, 16mm, 3mn, couleur, sonore
Les films de Martine Rousset reposent souvent sur l’observation de choses très ordinaires que leur filmage rend extraordinaires. Un vent léger dans le feuillage ne déroge pas à ce principe et, en même temps qu’il correspond parfaitement à son titre, il est aussi un film sur la lumière, sur le temps, un feu d’artifice extrêmement lent… et un traité visuel de la photosynthèse.

Unsere afrikareise – Peter Kubelka, 1961-1966, 16mm, 12mn, couleur, sonore
Engagé au début des années 1960 par un groupe de riches touristes autrichiens pour documenter leur safari au Soudan, Peter Kubelka mettra cinq ans pour achever Unsere afrikareise, qui sera immédiatement désavoué par ses commanditaires. Non seulement le cinéaste y ridiculise le regard colonialiste en le retournant contre lui-même (comme l’avaient fait d’autres cinéastes expérimentaux dès le milieu des années 1920) pour en montrer la vanité et la sauvagerie, mais il élabore ici une critique profonde du « film d’exploration » popularisé par Hollywood, en s’attachant à travailler notamment, au photogramme près, les relations entre les images et les sons. Son film est bel et bien un documentaire au sens où un regard s’y affirme clairement, envers et contre le mythe du cinéma comme restitution transparente du réel.

Parties visible et invisible d’un ensemble sous tension – Emmanuel Lefrant, 2009, 16mm, 7mn, couleur, sonore
Tournées en Afrique, enterrées sur le le lieu même du tournage pour qu’elles subissent l’érosion du sol, puis retravaillées en laboratoire, les images du film d’Emmanuel Lefrant sont en quelque sorte le contrepoint « matériel » du film de Kubelka. Un film où l’exploration est là encore un principe critique avant d’être un motif de divertissement ou une entreprise d’asservissement, et où le travail ne s’arrête pas au retour de l’explorateur dans son pays mais, au contraire, y commence : comme Kubelka avec le montage, la dimension exploratoire du travail de Lefrant advient véritablement lorsque les images collectées commencent à être re-vues, re-prises, re-travaillées. Ce qui fait sens est moins le moment du tournage que celui de sa remise en jeu, table rase d’où naîtra le film.

Blanket statement n°1 : Home is where the heart is – Jodie Mack, 2012, 16mm, 3mn, couleur, sonore
Les films de Jodie Mack sont de petites fresques visuelles (et sonores) qui assemblent les chutes et les rebuts parsemant nos maisons pour les transformer en motifs d’enchantement. Dans Blanket statement n°1, ce sont les plaids de nos grands-mères qui sont mis à contribution, utilisés comme on n’aurait jamais pensé le faire, et derrière la cocasserie de l’entreprise et sa beauté inattendue, pointe aussi une réflexion plus vaste sur notre rapport au temps, aux objets, à ce que nous consommons puis abandonnons pour mieux consommer davantage. Par sa modestie et son point de vue singulier sur un monde en train de disparaître, le travail de Jodie Mack la rapproche des formidables miniatures filmées par Alain Cavalier pour sa série de Portraits.

Degradation n°1, x ray : part 2. Government radiation – James Schneider, 2007, 16mm, 3mn, couleur, sonore
« Pour Government Radiation, la première étape consistait à filmer le Capitole sur 100 pieds de film 16mm (Kodak-7205, 250 ASA). Ensuite, […] le film fut découpé en 6 parties égales et passé à travers les rayons X des machines de sécurité du gouvernement à Washington DC : 0, 4, 8, 16, 32, 64, et 128 fois. Le résultat est un effacement graduel de l’image. » James Schneider

Jeux de voyage – Charles-André Coderre & Claudia Garceau, 2015, Super 8 (fichier numérique), 3mn, Noir & Blanc, sonore
Comme certains films du malicieux Érik Bullot par exemple, Jeux de voyage est une fantaisie, une rêverie cinématographique. Revenant d’une série de voyages hors du Québec où ils vivent tous les deux, Coderre et Garceau ont décidé, non de montrer des images prises, mais des objets élus : bibelots, carte postales, chapeaux de paille se mélangent joyeusement dans un petit appartement qui devient l’univers en miniature de deux explorateurs modestes, qui s’émerveillent eux-mêmes de ce que le monde leur a donné.

Brouillard n°14 – Alexandre Larose, 2013, 35mm (fichier numérique), 10mn, couleur, silencieux
Éloge de la répétition : en réitérant sans cesse, caméra en main, le même trajet, aux mêmes endroits, dans la même position, Alexandre Larose ne se contente pas de montrer qu’on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Il produit un formidable poème visuel, doublé d’une réflexion sur deux enjeux majeurs du geste documentaire : la mémoire et l’obsession.